Merci...


Merci...

De cette naissance inutile et inaperçue
D’une Maman qui s’est refusée à me reconnaître
Et d’un Père, au teint cuivré, qui parcourt les rues
Et moi, désolation ultime à disparaître.


Merci…

 De la souffrance, des pleurs, des faux rêves,
D’une solitude amère, des risées, des hypocrisies;
De mes rages retenues pour ne pas que je crève
Dans ce monde indifférent tellement indécis.

Merci…

 D’une Maman adoptive qui m’a adoré pleinement
Et d’un Père, au sourire impérissable et angélique.
Une famille qui m’a apporté un statut de fils aimant
Dans un parcours tortueux mais sympathique.
 

Merci…

Pour le verbe trucider, d’un pas en avant, d’un pas en arrière.
L ‘immobilisme tangue l’ossature en alarme.
Le silence gruge mon cœur sous les réverbères.
Faible lueur crachant vengeance par les armes.


Merci…

De ce don d’écrire, de composer avec les mots,
D’enrichir mon esprit, apaiser les douleurs
Dans un plaisir où l’encrier s’offre en cadeau
Avec une plume affidée de mes terreurs.

Copyright © 2002 André "Épervier" Labrosse
Site réalisé le 1 septembre 2002