Les Quatre Saisons


Le « printemps », un fort éveil de la nature.
Des couleurs diverses se répandent dans l’azur.
On respire la beauté de ces tendres parures.
Le décor s’embellit autour d’une armure
Qui se déploie chassant de viles odeurs
Dans une contemplation d’une vie si impure.



« L’Été » , consécration, déploiement des odeurs.
La vie accompagne nos corps en chaleur.
Le splendide n’a d’égal que les douces fleurs
Qui égaient notre parcours, chasse nos peurs
Dans un calme ravissant de mille couleurs.
Seulement que de l’amour, de la candeur.



‘L’Automne », un virage significatif du désarroi.
Tout s’envole! Le vent chasse avec mépris la joie.
Je titube dans un étonnement dénudé de soie,
Du mépris, de la solitude; ai-je le choix?
Le corps subit un malaise de la faible croix
Qui ensanglante un cœur las de sa foi.



« L’Hiver », recouvrir son corps d’un pelage épais.
Transiger la vie dans un repos des plus discrets.
Le soleil éloigné, frileux nous laisse en paix.
Que l’on crève en humain parsemé de plaies!
Le feu ne suffit plus. La terre remplie de craie
N’est qu’un subterfuge pour des yeux en décès.


André Labrosse (Épervier)

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