Le paradis

Je piétine un trottoir frustrant et glacial,
Mon corps transi cherche un apaisement littéraire;
L’espèce humaine a un regard malicieux et primaire,
Je suis envahi par ces incorporels, ces chacals.

 

Ciel grisâtre de magnifiques colonnes d’intelligence
Surplombent un cerveau dérouté, paniqué.
Bibliolâtre, un lieu d’amour, de mots parfumés
M’accueille dans ce sanctuaire livresque et sans offense.

 

Des livres ornent l’intérieur d’une grande sagesse silencieuse.
Je ferme les yeux dans une béatitude bouquetée.
Quel beau paysage à mon esprit enfin libéré;
De la connaissance à profusion, de la poésie gracieuse.

 

Je lorgne ces allées avec respect et inspiration.
Le calme revêt à tout prosateur la beauté des mots.

Éloigne
-toi rimailleur, ne blesse pas l’écho!

Lumière tamisée, les cerveaux consultent avec méditation.

 

Je m’arrête et mes yeux s’agglutinent vers un livre flamboyant :
Alfred de Musset, poète de la douleur et des passions!
A côté, l’amoureuse Georges Sand … J’en ai le frisson!!!
Lien tumultueux entre deux êtres, entre deux amants.

 

Parcours salutaire de poétiser ce cénacle d’érudit.
Je suis entouré de pages lettrées, de belles couvertures.
Aucun départ à signaler! La Muse descend de son azur
Me soufflant de la prose, des versets à l’infini.

André "Épervier" Labrosse

 

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