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Andros |
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On
me dit adulte naufragé Dans
un désaccord parfait de la vie. Je
titube un caractère violenté Par
des pleurs qui se réfugient dans
mon esprit.
On
me dit adulte poétique. Je
rassemble des mots dans ma
boutique Où
mon cœur transige un peu d’amour Avec
une plume se cachant dans les faubourgs. On
me dit adulte rancunier. On
me crache des blessures malsaines. Le
partage du rire n’est pas poétisé. Je
traîne mon bagage avec peine. On
me dit adulte dans la cinquantaine. Je
suis un enfant dérouté rempli de chaînes Qui
tenaillent mon corps en destruction. L’insuffisance
de continuer avec décision. On
me dit adulte dans mes bouffonneries. L’écrin
cache mes angoisses avec dureté, Avec
insouciance. J’ose des facéties Pour
imaginer que la vie est drôle avec facilité.
On
me dit adulte dans un passé ignoré. La
recherche d’une Maman loin d’un fablier. Le
néant se construit tout autour de ma personne Glissant
ses ordures à l’approche de la Madone. On
me dit adulte dans un courage famélique. Je
perçois la vie mais je fuis son contenu trop lourd. La
force de continuer se résume dans une symbolique. Je
piétine sans égard aux instants de l’amour. On
me dit adulte par un trop grand respect. Mes sursauts d’humeur cachent bien mes regrets. Je
continue dans l’attente d’une lumière joyeuse Au grognement étouffé d’une vie déroutée
*Andros
(André du grec Andros, homme) André
"Épervier" Labrosse
Copyright ©
2002 André "Épervier" Labrosse
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