À l'orée des chemins

Un chemin asphalté,
Des autos,
Une marche saccadée,
Un couteau.

Un visage tapissé de chagrin,
Un mouchoir,
Des pas vers le destin
Dans le noir.

Les mots ne suffisent plus
Dans ma tête.
J’harmonise un visage ému,
Plus de fête!

La lâcheté d’une mort rapide
Dans cet esprit;
Bon comédien , rempli de rides,
Bien indécis.

Un funambule loin de la réalité
De la vie.
Je pleure ma lourde nullité,
Mon mépris.

Images troublantes d’une fin,
Mauvais scénario.
Tout se mélange enfin
Dans un oratorio.

Vivant dans un cœur mort,
Yeux fixés,
Tendre paresse en accord,
Joies blessées.

Je ricane avec l’enfant enjoué,
Sans problème.
J’entre dans son monde émerveillé,
Un beau carême.

Ne plus jouer au théâtre de la vie;
Agir!
Force mentale sans appui;
A proscrire!

Je pense toujours à l’inévitable
Sans solution.
Je vis encore dans le respectable
En attente d’une action.

André "Épervier"  Labrosse

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